APPEL D’OFFRES POUR LE(S) CONSULTANT(S) NATIONAUX ET INTERNATIONAUX ÉVALUATION FINALE DU PROJET : « MUPAKA SHAMBA LETU »

Appel d’offres pour le(s) consultant(s) nationaux et internationaux 

ÉVALUATION FINALE DU PROJET : « MUPAKA SHAMBA LETU » 

Présentation d’International Alert et du projet « Mupaka Shamba letu »

Résumé du projet 
Titre du projet  Consolidation de la paix à travers le petit commerce transfrontalier dans la Région des Grands Lacs Africains (projet Mupaka Shamba Letu)
Locations 
  • République Démocratique du Congo (Nord et Sud-Kivu)
  • République du Burundi
  • République du Rwanda
Durée  4 ans (du 1er janvier 2019 à 31 décembre 2022)
Bailleur  Ambassade de Suède à Kinshasa et Kigali et la Coopération Suisse

International Alert est une organisation indépendante qui, depuis 35 ans, travaille dans le domaine de la consolidation de la paix. Nous travaillons avec les populations directement touchées par des conflits violents afin de soutenir leurs perspectives de paix. Nous cherchons également à influencer les politiques et les méthodes de travail des gouvernements, des Organisations Internationales comme l’ONU et des entreprises multinationales afin de réduire le risque de conflit et de renforcer les perspectives de paix.

Pour plus de détails veuillez consulter le site Web : www.international-alert.org

Contexte et description du projet 

Le Rwanda, le Burundi et les provinces du Kivu en RDC constituent une région qui, depuis longtemps, a connu des guerres régionales et des niveaux d’insécurité élevés. Compte tenu des faibles niveaux de cohésion sociale, qui se traduisent par une méfiance profondément ancrée entre les populations transfrontalières, cette région a du mal à instaurer une véritable coopération. Le franchissement des frontières a été rendu difficile particulièrement en RDC où il a été caractérisé par un manque de sécurité humaine avec comme conséquences le harcèlement des commerçants (en particulier les femmes), la corruption endémique et l’accaparement des marchandises.

C’est dans ce contexte qu’International Alert a obtenu des financements auprès des Ambassades de Suède à Kinshasa et à Kigali et de la Coopération Suisse pour remédier à l’instabilité et au manque de confiance des communautés frontalières en RDC, au Rwanda et au Burundi.

Le projet communément dénommé « Mupaka Shamba Letu » (MSL), « Frontière notre gagne-pain » a une durée de 4 ans allant du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2022.

Le projet est implémenté dans 12 sites transfrontaliers repartis sur les 8 frontières suivantes :

  1. Frontières RDC et Rwanda
    1. Goma-Rubavu
    2. Bukavu- Rusizi
    3. Kamanyola-Bugarama
    4. Gatumba-Kavivira
  2. Frontières RDC-Burundi
    1. Uvira-Gatumbu (Bujumbura)
    2. Kamanyola-Ruhwa
  3. Frontières Rwanda-Burundi
    1. Bugarama-Ruhwa
    2. Kanyaru haut-Akanyaru

Le projet est implémenté par International Alert avec 8 organisations partenaires de mise en œuvre dont Umoja In Action, GEL, LAV et SOFIBEF en RDC, AFRABU au Burundi et FVA et CEJP au Rwanda ainsi que le Collectif Alpha Ujuvi (CAU) qui joue un rôle transversal dans les trois pays dans le volet alphabétisation. Pour certaines approches spécifiques, le projet est également implémenté en partenariat avec les Institutions des Microfinances (IMF) telles que la COOPEC CAHI, SMICO, RIM- Burundi et RIM-Rwanda ; les associations des commerçants transfrontaliers (ACT), la plateforme des autorités locales des Pays des grands Lacs (PALPGL) et l’entreprise Nibela.

Le projet se veut de bâtir sur l’approche « busisness for peace » (B4P) en utilisant le commerce transfrontalier comme un moyen de créer une meilleure compréhension entre ces communautés et de renforcer leur interdépendance ; il s’attaque également à l’exclusion des femmes dans les processus de prise de décision sur les questions économiques régionales, car les femmes représentent un grand nombre de petits commerçants transfrontaliers. Le projet s’appuie également sur plusieurs autres stratégies entre autres le renforcement des capacités et le dialogue, le réseautage et la coordination, le travail avec les institutions de microfinances (IMF) ainsi que la recherche et le plaidoyer.

Le projet se fixe comme but de contribuer à une société plus inclusive, à une coopération améliorée et à une paix durable dans la région des Grands Lacs d’Afrique.

Il poursuit l’objectif spécifique de renforcer les capacités des petites commerçantes transfrontalières dans les régions frontalières de la RDC, du Rwanda et du Burundi, pour qu’elles remettent collectivement en question les dynamiques liées au genre, qui contribuent aux conflits au sein de leurs communautés et plus largement dans la région, et de faire usage de leur influence afin de promouvoir une plus grande cohésion sociale et une plus grande coopération régionale.

Le projet MSL se fixe 4 principaux résultats suivants :

Résultat 1 : D’ici la fin du projet, dans les zones frontalières visées, les dynamiques liées au genre entre petites commerçantes transfrontalières et leurs époux sont plus inclusives et permettent aux femmes d’avoir une plus grande influence et de prendre des décisions dans leur foyer

Résultat 2 : D’ici la fin du projet, dans les zones frontalières visées, les petites commerçantes transfrontalières disposent de ressources économiques plus importantes, et ont les compétences pour user de ces ressources pour plaidoyer pour une plus grande cohésion sociale et une plus grande coopération régionale.

Résultat 3 : D’ici la fin du projet, dans les zones frontalières visées, les acteurs économiques – incluant les commerçantes transfrontalières et les petites et moyennes entreprises (PME) – interagissent davantage à travers le réseautage et plus de coopération, et travaillent ensemble afin de promouvoir une plus grande cohésion sociale, la coopération régionale et la paix

Résultat 4 : D’ici la fin du projet, dans les zones frontalières visées, les petites commerçantes transfrontalières et les responsables des douanes et des frontières comprennent et ont accès à la législation et aux procédures en matière de commerce transfrontalier ; les commerçantes transfrontalières usent de ces ressources pour plaider pour une plus grande cohésion sociale, la coopération régionale et la paix.

Contexte et justification de l’évaluation  

Le projet « Mupaka Shamba Letu » prendra fin en décembre 2022. Le projet dispose du rapport de l’étude de base et du rapport de l’évaluation mi-parcours ainsi que des rapports de mise en œuvre.

Il s’agit d’une évaluation externe dont le but est d’apprécier de manière systématique la conception, la mise en œuvre, les résultats, les changements et l’impact du projet en vue non seulement de juger le projet réalisé, mais aussi de permettre d’informer les défis et opportunités, ses leçons apprises aux différentes parties prenantes du projet ainsi que d’autres potentiels acteurs dans ce domaine.

Cette évaluation devra aider notamment dans la formulation des recommandations sur les stratégies, les modèles et approches d’interventions du projet pouvant être répliqués, inspirer et guider l’élaboration et le développement d’une éventuelle prochaine phase du projet.  Cette évaluation sera menée par un cabinet/ou un consultant externe et indépendant qui sera recruté pour ce fait.

Objectif de l’évaluation 

Cette évaluation finale du projet MSL poursuit trois principaux objectifs suivants :

  •  Responsabilité et redevabilité : l’évaluation analysera et rendra des comptes sur la performance et les résultats atteints et/ou induits par le projet. Elle permettra de se prononcer sur l’efficacité du projet sur près de 4 ans de mise en œuvre du MSL au Rwanda, en RDC et au Burundi.  Un accent sera mis sur l’évaluation de la prise en compte de l’approche Business for Peace dans le projet.
  • Apprentissage et développement de la programmation en business for peace : l’évaluation déterminera les raisons pour lesquelles certains résultats sont survenus ou non, afin de tirer des leçons, des meilleures pratiques, et des indications pour apprendre. Elle fournira des conclusions qui reposent sur des preuves pour éclairer le processus de décisions opérationnel. Les observations seront diffusées de façon active et les leçons seront incorporées dans les systèmes de partage des leçons appropriés et seront utilisées dans l’élaboration de l’éventuelle prochaine phase du projet. Cette évaluation appréciera également la théorie des changements notamment en vérifiant si les trajectoires initiales ont été valides et si les hypothèses ont été vérifiées.
  • Participation, sensibilité au conflit et au genre : l’évaluation appréciera aussi de quelle manière la participation des parties prenantes (Alert, donateurs, les partenaires nationaux et locaux, les communautés et les autorités) dans le développement, suivi, mise en œuvre, évaluation et clôture du projet MSL a été inclusive , flexible , sensible au conflit et au genre dans un contexte régional fortement affectées par des crises interétatiques et les pandémies transfrontalières

De manière spécifique, cette évaluation devra se pencher sur les éléments suivants :

  • Évaluer les résultats atteints et non atteints dans le cadre de MSL et les réalisations par rapport aux indicateurs du projet, en se référant au cadre logique et au plan de suivi et d’évaluation ;
  • Évaluer l’impact du projet au niveau du ménage, de la communauté, de la province, du pays et de la région : l’évaluation brandira les résultats phares du projet et les histoires de succès
  • Évaluer la qualité et l’efficacité des approches et des méthodologies adoptées (et notamment l’approche business for Peace) et utilisées dans le projet et les liens avec les résultats obtenus dans le projet ;
  •  Évaluer le niveau d’intégration et de participation des partenaires et des bénéficiaires dans la mise en œuvre du projet et l’obtention des résultats ;
  • Evaluer le niveau de participation des pouvoirs publics par rapport aux politiques nationales et régionales via les différents accords bilatéraux et régionaux du petit commerce transfrontalier
  • Identifier les risques ou les vulnérabilités qu’il est important de prendre en compte dans les projets futurs ; Proposer des stratégies pour atténuer ces risques dans les futurs projets et les leçons apprises par MSL à cet égard.
  • Identifier les liens établis entre le projet et les autres partenaires intervenants sur le commerce transfrontalier : la valeur ajoutée de ces liens, la coordination/collaboration et la complémentarité avec d’autres actions
  • Identifier les opportunités de renforcement de l’impact du projet, les gaps essentiels essentiels qui pourraient être utilisées pour développer de futurs projets ou à des fins de plaidoyer.
  • Identifier le niveau d’intégration des différentes thématiques dont principalement les questions d’environnements dans tous les aspects de la mise en œuvre en comparaison à l’étude d’impact environnementale faite dans la phase de démarrage de ce projet.
  • Relever les points forts, les défis et les opportunités que présente ce projet pour les acteurs dont principalement les potentiels bailleurs et les gouvernements de ces 3 pays concernés

Portée 

Cette évaluation s’étend sur la période allant 1er janvier 2019 au 30 juin 2022. Elle couvre également tous les 12 communautés (sites) se trouvant de part et d’autre de 8 frontières ciblées par le projet et reprises ci-haut.

Bénéficiaires directs du projet 

Les bénéficiaires directs du projet sont repris dans le tableau ci-après :

Catégorie  Total Homme Femme Enfant
FPCT 1100 0 1100 0
Epoux des FPCT 660 660 0 0
Officiels des frontières  600 400 200 0
Membres des ACT 8520     0
Responsables des ACT 80 10 10 0
Responsables des coopératives  39 0 39 0
Membres des coopératives  2832     0
Responsables des PME 165 99 66 0
Jeunes commerçants transfrontaliers  299     0
Autorités locales et nationales  55 50 5 0
Responsables des IMF partenaires  4 4 0 0
Responsables des plateformes de plaidoyer pour B4P 8      
Responsables des plateformes de résolution des problèmes entreprises-gouvernements- société civile 5      
Total 14367     0

Bénéficiaires indirects

Les bénéficiaires indirects sont constitués de la population locale se trouvant dans les 14 sites se trouvant de part et d’autre de 9 frontières ciblées par le projet. De manière spécifique, les bénéficiaires indirects sont les personnes se trouvant dans les ménages des FPCTs et Epoux appuyés par le projet.

Résultats de l’évaluation 

  1. Principaux résultats attendus

Il est attendu de cette évaluation finale du MSL les résultats suivants :

  • L’appréciation sur les résultats atteints et non atteints dans le cadre de MSL et les réalisations par rapport aux indicateurs du projet est réalisée ;
  • L’impact du projet au niveau du ménage, de la communauté, de la province, du pays et de la région est apprécié
  • L’appréciation de la qualité de gestion du projet est réalisée
  • La pertinence des stratégies, des partenariats et les contraintes à surmonter est déterminée ;
  • Les changements clés et l’impact du projet MSL sont dégagés, analysées et documentés,
  • La théorie de changement du projet MSL est testée par l’appréciation de ses hypothèses (si elles sont confirmées ou non),
  • L’appréciation de la qualité et l’efficacité des approches et des méthodologies adoptées et utilisées ainsi que les liens avec les résultats obtenus dans le projet sont clairement ressortis
  • Les défis majeurs, les forces et les faiblesses du projet sont dégagés ;
  • Les recommandations pertinentes en vue de la rédaction ou de la mise en œuvre du projet de ce genre sont formulées.

En plus des résultats ci-haut, cette évaluation devra aussi répondre aux questions initiées pour chaque critère d’évaluation choisi et repris dans le fichier en annexe.

Méthodologie et périmètre de travail

La méthodologique de l’évaluation sera proposée par le consultant dans sa proposition technique, elle devra être validée par International Alert avant le début de la consultance.

Les principales phases de réalisation de cette évaluation sont :

Phase préparatoire :

Les documents clés du projet seront remis au consultant pour exploitation (documents officiels du projet, rapports trimestriels, semestriels, annuels, le cadre logique, le cadre M&E à jour, les données de base, ainsi que tous les autres documents d’orientation nécessaires.

Ainsi, le consultant aura pour tâche de :

  • Procéder à une revue de toute la documentation ;
  • Produire une analyse actualisée du contexte de mise en œuvre du projet ;
  • Préparer un plan de travail, conjointement avec l’équipe du projet ;
  • Finaliser la méthodologie de l’étude et l’élaboration des outils de collecte des données.

Travail sur terrain :

Le travail sur terrain aura lieu dans tous les sites du projet, sous le lead du consultant.  Pendant ce travail sur le terrain et avec le soutien de l’équipe du projet et des partenaires de la société civile, le consultant devra :

  • Recruter localement les collecteurs des données et les former. La formation devrait porter sur l’approche méthodologique qui sera utilisée, ainsi que sur les outils de collecte des données.

En cas d’impossibilité de recruter les collecteurs des données, Alert International pourrait rendre disponible au cabinet/collecteur sa base de données des personnes qualifiées pour la collecte des données dans les sites différents sites de mise en œuvre de ses divers projets.

  • Tester le questionnaire sur le terrain avec les différents groupes cibles à travers une enquête pilote ou pré-enquête ;
  • Conduire la collecte des données.

Analyse des données :

L’analyse des données devrait également inclure une analyse des contradictions éventuelles entre les données qualitatives et quantitatives collectées. On s’attend à ce que toutes les données soient triangulées et, si de telles contradictions apparaissent, elles sont explorées et des hypothèses sont présentées quant aux raisons pour lesquelles de telles contradictions pourraient exister.

Le consultant devra prendre en considération les séries de commentaires de l’équipe du projet. Des moyens créatifs de présenter les résultats seraient encouragés, par exemple en utilisant un support audiovisuel.

L’équipe du projet accompagnera le consultant tout au long de la mise en œuvre de toutes ces tâches sans entacher à son indépendance et son objectivité.

Le consultant sera supervisé par le coordinateur de la conception, suivi, évaluation et apprentissages d’Alert-RDC.

Budget

Le budget proposé par le consultant/le cabinet devra regrouper toutes les dépenses de l’évaluation ; il s’agira, entre autres, des honoraires des consultants et des collecteurs des données, de leurs per diem, frais d’hébergement et de transport sur le terrain, de formation des collecteurs des données, de leurs communications, d’analyse des données, le rapportage, etc.

La période de travail

L’ensemble du processus sera étalé sur une période de trois mois et demi, allant du 1er juin au 15 septembre 2022, date de soumission du rapport final de l’évaluation. Le consultant soumettra un plan de travail avec des dates précises, qui seront convenues au début de la consultance.

A la fin de la collecte des données, une séance de restitution des résultats sera tenue par le consultant à l’intention de l’équipe du projet. Un draft du rapport sera soumis à Alert ; ce dernier adressera au consultant/cabinet de consultance ses réponses, remarques, commentaires et autres observations sur ce rapport. Le rapport final doit tenir compte des apports pertinents de l’équipe de projet, qu’il s’agisse de réponses, éclaircissements, commentaires et autres.

Livrables 

Les principaux livrables à rendre par le consultant et qui devront être approuvés par Alert sont les suivants :

  • Le rapport d’Inception incluant la note méthodologique et budget clair ;
  • Un calendrier détaillé de l’évaluation ;
  • Un compte rendu de l’atelier de démarrage ;
  • Le draft du Rapport d’évaluation
  • Le Rapport final d’évaluation avec tous les annexes
  • Le compte rendu de l’atelier de restitution

Rapport final

Le rapport final sera écrit en français et en anglais et sera d’un volume d’un maximum 60 pages (sans annexe). Il sera soumis au plus tard le 15 septembre 2022. Il inclura les sections suivantes :

  •  Résumé du projet
  • Introduction
  • Contexte (le contexte sécuritaire et conflictuel de la zone)
  • Les objectifs d’évaluation mi-parcours
  • La méthodologie et ses limites
  • Analyse des résultats clés (selon les critères d’évaluation)
  • Une matrice de suivi et d’évaluation du projet mise à jour, et un résumé de l’état de chaque indicateur au stade actuel de mise en œuvre du projet ;
  • Analyse des résultats clés par indicateur ;
  • Analyse des risques et des vulnérabilités qui sont importants à prendre en compte au cours de la période restante du projet. Proposer des stratégies pour atténuer ces risques et tirer des leçons à cet égard ;
  • Analyse des opportunités pour le renforcement de l’impact du projet ;
  • Les conclusions et les recommandations ;

Critères de sélection des candidats

Nous recherchons un consultant /un cabinet de consultance national ou international répondant aux exigences suivantes :

  • Conformité sur le plan de documents administratifs :
  • Avoir les documents complets et l’autorisation de fonctionnement en RDC valable et à jour (Numéro d’impôt et le numéro de TVA) pour le cabinet national ;
  • Qualité et justification de la méthodologie :
  • Description générale de la méthodologie ;
  • Pertinence de la méthodologie ;
  • Présentation des outils proposés dans chaque étape de la méthodologie ;
  • Calendrier de travail cohérent avec la méthodologie et le délai.
  • La méthodologie démontrera la manière dont les utilisateurs prévus pour cette évaluation puissent participer et contribuer au processus d’évaluation. Elle devra aussi être une méthodologie qui crée un espace pour la réflexion, la discussion et l’apprentissage entre les utilisateurs prévus pour l’évaluation.
  • Cette méthodologie devra également clarifier la manière dont elle garantira les mesures appropriées pour la collecte des données dans le cas où des questions sensibles ou confidentielles sont abordées. Elle devra également montrer comment elle évitera de présenter les informations qui pourraient être préjudiciables à certains groupes de parties prenantes. En fin, elle devra montrer comment elle veillera à ce que la conception de l’évaluation ne mette pas en danger les informateurs clés et les parties prenantes pendant la phase de collecte des données ou la phase de diffusion.
  • Qualité des ressources humaines proposées :
  • Expérience de l’agence dans l’évaluation des projets/programme multisectoriels avec un accès particulier dans le domaine du commerce transfrontalier et de la cohésion sociale ;
  • Expérience des évaluateurs dans l’évaluation des projets/programme sous régionaux.
  • Un diplôme Maîtrise dans un domaine pertinent (études de conflit, sciences politiques, anthropologie, relations internationales, études de développement) ;
  • Au moins cinq années d’expérience professionnelle comme consultant pour les évaluations dans le domaine du commerce transfrontalier, de la consolidation de paix ou de développement, avec une expérience avérée dans la conduite de recherches quantitatives et qualitatives et en particulier dans la réalisation d’évaluations des projets de la consolidation de la paix ;
  • Bonne connaissance de l’approche « Business for peace »
  • Expérience avec un logiciel d’analyse de données quantitatif ou possibilité de sous-traiter des travaux ;
  • Excellente connaissance pratique du français et de l’anglais et d’excellentes compétences en rédaction en français et en anglais. La connaissance du kiswahili et de Kinyarwanda sera considérée comme un avantage
  • Excellentes compétences en rédaction de rapports ;
  • Connaissance du contexte socioculturel, économique et politique de la région de Grands-Lacs ;
  • Connaissance et expérience des approches sensibles au genre, y compris la réalisation d’études de base ou d’évaluations sur les questions de genre et de conflit.

Le processus de recrutement franchira les étapes suivantes :

  • Dépouillement des candidatures sur base des critères ci-haut cités et pré-sélection des candidatures à Interviewer
  • Organisation des interviews avec des candidatures présélectionnées et Identification de la candidature retenue
  • Vérification des références
  • Proposition du contrat de consultance

Comment postuler

Les candidats intéressés par le présent appel d’offres peuvent soumettre à International Alert un dossier contenant :

  1. Une lettre de manifestation d’intérêt ;
  2. Deux rapports d’évaluation d’un précédent projet plus ou moins similaire
  3. Un projet d’évaluation pour cette consultance (10 pages maximum).  Ce projet d’évaluation devrait contenir une proposition technique incluant la description de la méthodologie et une proposition financière détaillée ;
  4. Les documents officiels d’autorisation de travailler en RDC, s’il s’agit d’un cabinet de consultance ;
  5. Les CVs à jour et véridiques des consultants évaluateurs proposés pour cette évaluation ;
  6. Trois (3) références des organisations pour lesquelles le consultant ou le cabinet a réalisé de récentes évaluations pour les projets similaires.

Les manifestations d’intérêt pour cet appel doivent être envoyées par courriel à l’adresse suivante :  DRC.Office@international-alert.org en copiant PLwanzo@international-alert.org, au plus tard le 24 juin 2022.

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30 September 2025 10:15 AM

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